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Hygiène de vie : Optimiser ses chances de grossesse

OPTIMISER SES CHANCES DE GROSSESSE

- Une bonne hygiène de vie -

Poids, surpoids et comportement alimentaire

Les traitements d’AMP doivent impérativement être accompagnés d’une bonne hygiène de vie afin d’optimiser les chances de réussite. Cette bonne hygiène de vie permet en outre d’optimiser la fertilité naturelle.

Le poids :

Pour définir le poids idéal d’une personne, on se base sur l’IMC, qui est le poids en kilogramme divisé par la taille au carré en mètre.  Celui-ci est optimal entre 19 et 25 kg/m2.

Chez la femme, il faut un poids minimal (en particulier une certaine masse grasse) pour que le corps autorise une grossesse. Si celui-ci est insuffisant, la glande hypophysaire située dans le cerveau, indispensable à la production des ovules (ou des spermatozoïdes chez l’homme), se met au repos. La reprise de poids permet souvent à cette glande de se remettre à fonctionner.

Par ailleurs, une pratique sportive intensive peut altérer la qualité des ovulations voir les bloquer même si l’IMC est normal. Chez les hommes, cela entraine une diminution du taux de testostérone et de la qualité du sperme.

Si l’IMC est supérieur à 25, on parle de surpoids et d’obésité si supérieur à 30.

La fécondabilité est réduite de 8% chez les femmes en surpoids et de 18% chez les femmes obèses par rapport aux femmes ayant un poids optimal. Même s’il existe d’autres facteurs d’infertilité dans le couple, cela agit malheureusement comme un facteur cumulatif et aggrave le pronostic. Par exemple, chez un couple qui doit bénéficier d’une fécondation in vitro de type ICSI pour des anomalies du sperme, le surpoids va interférer avec les chances de succès du traitement.

L’obésité diminue de 20% environ les chances d’accouchement par tentative. Ce facteur se cumulant au cours des tentatives, les chances d’avoir un enfant au terme du parcours sont diminuées de près de 40%.  De plus, le risque de fausse couche est accru à 38% en cas d’obésité chez la femme.  Enfin, pendant la grossesse, un poids élevé augmente les risques d’hypertension artérielle et de diabète gestationnel (20% pour l’obésité et 7% pour le surpoids).

Chez l’homme aussi le surpoids et l’obésité affectent la fertilité  par une diminution de la production des spermatozoïdes, de leur mobilité, ainsi que de la qualité de leur matériel génétique. En assistance médicale à la procréation, le surpoids ou l’obésité de l’homme diminue de 35% environ par tentative les chances d’accouchement après FIV/ICSI.   

La perte de poids permet dans un certain nombre de cas de rétablir des ovulations spontanées ainsi que d’augmenter les taux de succès des traitements.

Cette perte de poids passe par des règles hygiéno-diététiques. Votre médecin ou un diététicien peuvent vous aider à mettre en place un régime alimentaire plus équilibré. Parfois, une évaluation et un suivi psychologique par un psychiatre ou un psychologue peuvent être nécessaires. Les troubles du comportement alimentaire sont souvent inconnus du patient et ce suivi psychologique est alors un véritable atout.

L’alimentation :

Une alimentation saine et équilibrée améliore la fertilité : riche en huiles végétales consommées crues (olive, colza, lin…), riche en fruits et légumes cuits et crus, aliments de préférence bios (pauvres en pesticides), éviter les produits transformés (plats préparés, aliments industriels), les sucres rapides (gâteaux, pain blanc, sodas, bonbons, viennoiseries), les graisses saturées (graisses animales, fritures, junk food).

L’exercice physique : 

L’exercice physique a le même effet et permet de renforcer celui de la perte de poids. Il est recommandé d’augmenter l’activité physique dans la vie quotidienne pour atteindre l’équivalent de 30 minutes de marche rapide par jour. Cela permet d’améliorer la qualité des ovulations et d’aider à la perte pondérale.

Le sport a un effet anxiolytique et appaisant. Sa pratique est donc recommandée tout au long du parcours : marche, gym douce, yoga…

Il faut cependant éviter les sports d’endurance pendant plus de 4h par semaine.

Tabac et autres toxiques

De nombreuses études ont montré que le tabagisme actif était associé à un allongement du délai de conception (entre 6 mois à 1 an) et à une augmentation du risque d’infertilité.

Il diminue également le succès du traitement en FIV et augmente le nombre de cycles pour obtenir une grossesse en entrainant :

• Chez la femme

– une réduction du nombre d’ovocytes ponctionnés,

– une altération de la qualité des ovocytes

– une altération du développement embryonnaire

– une diminution de l’implantation embryonnaire

– une diminution des chances de grossesse de 50%

• Chez l’homme :

– Une altération de la qualité du sperme visible (diminution de la mobilité) ou non visible (altération de l’ADN) au spermogramme

 

Par ailleurs, le tabac augmente le risque de fausse couche et de grossesse extra utérine.

L’intoxication tabagique augmente le risque d’insuffisance ovarienne prématurée et les femmes tabagiques sont ménopausées en moyenne 1 à 2 ans plus tôt que les femmes non-fumeuses.

Il n’y a pas de seuil au-dessous duquel fumer présenterait peu de risque.

L’arrêt du tabac augmente les chances de grossesse spontanée ou après traitement.  Vous pouvez vous faire aider par votre médecin ou votre pharmacien ainsi que tabac-info-service au 3989 (0,15€/min).

L’alcool, le cannabis et la cocaïne sont également néfastes pour la fertilité. Pour l’alcool par exemple, une consommation excessive au cours du mois précédent une tentative de traitement d’assistance médicale à la procréation diminue par 8 les chances de succès. A titre d’exemple, le cannabis est à l’étude actuellement à visée contraceptive chez l’homme, c’est dire la toxicité de cette consommation pour la fertilité.

Il est recommandé de ne pas dépasser 2 verres standard par jour et 10 verres par semaine. Là aussi, votre médecin peut vous aider, n’hésitez pas à en parler avec lui.

En conclusion, corriger les facteurs qui diminuent la fécondabilité (poids, tabac et autres toxiques) augmente les chances de grossesse spontanée et les taux de succès des traitements en assistance médicale à la procréation.

SEXUALITÉ

La fréquence optimale des rapports est de environ 3 à 4 rapports par semaine pour la reproduction.

Cependant il est important de préserver une sexualité spontanée et dictée par le plaisir.

Elle est un facteur de bonne santé mentale et conduit à la libération d’endorphines, qui améliorent le bien être.

Les traitements de PMA peuvent induire des troubles de la libido, sécheresse vaginale, sensibilité pelvienne. N’hésitez pas à en parler à vote médecin ou à prendre contact avec un sexologue. Ces troubles sont souvent passagers et bénins.

GESTION DES ÉMOTIONS

Le diagnostic d’infertilité et le traitement hormonal peuvent induire la survenue de diverses émotions : colère, anxiété, tristesse. Afin d’aborder les traitements sereinement, certaines solutions pour vous aider existent et sont efficaces :

  • méditation
  • hypnose
  • massages
  • yoga
  • sport
  • sophrologie
  • médecins parallèles : acupuncture, ostéopathie, kinésiologie…

Une mauvaise gestion des émotions peut affecter les chances de grossesse.

Si vous vous sentez débordée par ces émotions, n’hésitez pas à en parler à votre médecin et à prendre rendez vous avec une psychologue.

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